Littéraires de Lion sur mer

 

 

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Les littéraires de Lion sur mer – côte de nacre

« De tous temps,  la côte de nacre en général et Lion sur/mer en particulier ont attiré des artistes et des écrivains.
Notre idée consiste  à inviter un auteur et, autour d’un thème et d’une conférence qu’il soutiendra , de développer une action culturelle ouverte (cinéma, concert, exposition, etc…)
Nous le savons,certains ne cherchent qu’à rendre les cerveaux disponibles aux futilités consommatrices.
Nous souhaitons, au contraire,proposer  à chacun de quoi nourrir  sa réflexion et sa capacité critique en conservant la dimension du plaisir.
Avec cette action littéraire nous apportons notre pierre à l’édifice culturel de notre commune.
Nous faisons le pari que la pensée, la culture, l’écriture et la lecture appartiennent pleinement à l’avenir de l’humanité, de l’homme. »

                                                                                       Georges Schopp et Elizabeth Marie

___

 

 

le samedi 4 juillet à 15h 30 salle du Trianon,

place du 18 juin 1940 à Lion sur mer,

 

Les littéraires de Lion sur mer invitent :

Martine BROOS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

pour une conférence sur

« Jack London et les débuts de la littérature américaine »

jack london

suivie de la projection du film de Michel Le Bris

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le samedi 8 août à 16h 30 salle du Trianon,

place du 18 juin 1940 à Lion sur mer,

Les littéraires de Lion sur mer invitent :

Jean-Luc Kourilenko

kourilenko

pour une conférence sur

« Quelques personnages célèbres de la côte de nacre et de Lion sur mer en particulier »

gyp

Sans doute le plus controversé des personnages alors célèbres hantant Lion sur mer au tournant des XIX° et XX° siècles, figure Gyp, longtemps amie très proche de l’écrivain Anatole France, plus tard figure de proue des deyfusards quand elle même était l’égérie, la passionaria, de tout ce que les milieux mondains et intellectuels comptaient d’antisémites.

 

Voici de qu’en écrit Didier Sénécal (Lire, novembre 1998) :

« Moisis sur les étals de bouquinistes, entre Delly, Van der Meersch et la comtesse de Ségur. Seuls les fans de la IIIe République se souviennent que cet auteur à succès avait un pseudonyme aussi bref que son nom véritable était long: Sybille-Gabrielle Marie-Antoinette de Riquetti de Mirabeau, comtesse de Martel de Janville (1849-1932). En France, personne ne lit plus depuis des lustres ses romans dialogués à l’humour puéril, ses satires mondaines, ses minauderies argotiques. Il revenait donc à une Américaine, Willa Z. Silverman, de déterrer cette figure folklorique très représentative de la Belle Epoque. Ultime descendante de Mirabeau, garçon manqué élevé dans le culte de l’Empereur, Gyp se maria avec un aristocrate falot (c’est tout juste si elle lui accorde une ligne dans ses Mémoires en quatre volumes) dans le but d’avoir des fils. Car sa misogynie confinait au machisme: «Je préférerais pour ma part élever six garçons plutôt qu’une seule fille.» Celle qui rêva toute sa vie d’être un soldat se jeta à corps perdu dans une carrière de littérateur et dans le combat nationaliste. Si elle ne nourrit jamais d’illusions sur la qualité de ses livres, en revanche la politique lui fit perdre la tête. Militante boulangiste, antidreyfusarde puis contre les planqués en 14-18, elle eut pour compagnons d’armes Drumont, Barrès, Rochefort, Déroulède et autres sonneurs de clairon. Aucun surnom ne lui aurait mieux convenu que celui d’une de ses héroïnes: Napoléonette. N’échappa-t-elle pas à une giclée de vitriol, à une balle de pistolet et à un enlèvement?

Mais Gyp ne fut pas une simple extravagante. Son rôle dans l’affaire Dreyfus s’avéra primordial – Léon Blum et Maurras s’accordaient au moins sur ce point -, et des foules de lecteurs subirent l’influence de ses pochades peuplées d’israélites au nez busqué et aux doigts crochus. Ses caricatures haineuses, ses blagues éculées nous paraissent ignobles aujourd’hui. Elles étaient monnaie courante vers 1895. Et l’aspect le plus déroutant de cette biographie est l’étude des rapports d’une propagandiste antisémite avec sa maison d’édition – la première de France à l’époque: Calmann-Lévy. »

 

 

2 Comments

  1. Schenrey Chantal
    Posted 18/05/2008 at 18:04 | Permalink

    Bravo pour cette initiative !

  2. ramoul
    Posted 03/07/2010 at 12:09 | Permalink

    La lecture de Gyp, dans les années 1970, était encore recommandée par les instituteurs, les profs de français, certains parents,il faut dire que la culture n’était pas, à cette époque lointaine, une tare comme elle l’est en 2010. Il n’était pas rare de lire « le petit bob », de l’avoir en dictée ou en extrait de texte pour la grammaire ou l’explication de textes.
    Je suis parisienne du 10ème et je ne sors pas d’une vieille famille de France, je n’ai pas fréquenté les écoles privées onéreuses, j’ai suivi un parcours scolaire normal de 1965 à 1978, j’ai fait mes études à la Sorbonne comme bon nombre de Parisiens et avec les années je suis devenue une grande nostalgique de cette culture générale, de cette ouverture d’esprit, d’un sens critique que les enseignants dispensaient dans un esprit d’école laïque et républicaine, offrant à tous la possibilité de faire un vrai choix pour sa vie professionnelle


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